L'espace de Mude Girl
Un espace d'expression, pour la Mude Girl que je suis. Un ici, un ailleurs, pourquoi pas. Un pas vers vous, un pas vers moi. La danse des mots d'ici-bas..
30 décembre 2005
13 décembre 2005
Ellancolie

Mude Girl.
Dessin des éditions Soleil.
09 décembre 2005
Le Colonel Oiseau

Mude Girl.
08 décembre 2005
Le vide habité
Un endroit dont on ne sait si on aimerait y être ou pas du tout. Le plus probable étant que oui.. et non. D'ailleurs il n'est pas du question de savoir s'il on aimerait y être, car je ne suis pas sûre qu'il serait fait pour nous recevoir.
Même a priori vide, je veux dire sans personne, ce lieu a l'air habité, plein, vivant.. Tout a l'air figé alors que tout y bouge, souffle et mouvement, ombres lumières et reflets, tournoiement, ondes et énergies, regards et ressentis. Même les murs ont l'air présents, pas dans le sens d'être là, on les voit ces murs, mais dans le sens d'être eux-mêmes une vraie présence.
Mude Girl.
The Chair, de Leonora Carrington.
06 décembre 2005
Je ne sais pas pourquoi
Je ne sais pas pourquoi, mais jusqu'à présent ce tableau me semblait plutôt obscure, ou non, indifférent, non plus, ah j'ai trouvé, ce tableau me semblait insignifiant. Mais ce soir, je ne sais pas pourquoi, il me parle. Tous ces hommes identiques, dans tous les sens, non on ne peut pas dire ça, car ils sont tous parfaitement verticaux, et pourtant, il y en a partout, ils sont partout, à intervalles plutôt réguliers, légèrement tournés vers la droite ou vers la gauche, ou tout à fait de face, mais ce qui me plaît c'est ça, cet éclatement, cette impression de taches, cet éclaboussement de personnes. Des personnes plutôt insignifiantes, car anonymes, toutes presque identiques, toutes de noir vêtues, le noir qui uniformise, donc l'important c'est vraiment ce phénomène de répétition, de duplication à l'infini, et pourtant tout cela sous le mode du "presque", c'est un semblant d'identique. Tout comme les bâtiments, et les fenêtres de trois sortes mais sinon ce sont les mêmes, jusqu'aux rideaux, et le ciel uniforme aussi.
Je viens de trouver le titre de ce tableau de Magritte : Golconde.
Ca ne m'éclaire pas beaucoup. Golconde. Je ne sais pas quoi en penser non plus.
Mude Girl.
01 décembre 2005
Ce vieux Piotr distingué

Ce vieux Piotr distingué, il est fatigué. Ce vieux Piotr a passé sa vie à représenter, à amuser.. Il aime toujours se grimer. Il ne parade plus, mais chaque matin, il habille son visage qui tombe. Il n'essaie pas de le farder, au contraire il accentue les pentes et les mouvements de sa peau. Il ne regarde plus la foule, mais son miroir ; il n'entend plus les rires des enfants, mais sa mémoire se saoule d'anciens échos d'applaudissements. Il aime tant les reflets de ces vieux spots sur le haut miroir, ce miroir qui n'a plus grand chose à mimer, plus d'agitation, plus de rire, d'aventure ni de secrets. Juste Piotr, assis là. Pris dans ses pensés. Ce vieux Piotr distingué, il est fatigué.
Mude Girl.